Évaluation du Programme PASSAJ

Évaluation de l'efficacité

Contexte : Le Programme PASSAJ a été objet d’une importante évaluation de son efficacité. Quinze écoles de quatre régions du Québec et plus de 2300 élèves ont participé à la démarche subventionnée dans le cadre de la stratégie nationale sur la sécurité communautaire et la prévention du crime, Justice Canada, solliciteur général Canada.

Objectifs : L’étude évaluative de PASSAJ a pour but de vérifier si les élèves recevant le programme révèlent davantage d'attitudes anti-violence et d'empathie envers la victime, se perçoivent plus à même d'aider une victime et finalement sont moins impliqués dans des relations de violence que des élèves ne recevant pas le programme.

Méthodologie : Les trois rencontres qui composent le programme ont été offertes dans 11 écoles sur une période de trois à quatre semaines. Les élèves de quatre écoles ont accepté de permettre la comparaison en complétant quatre questionnaires sans avoir reçu le programme. Des 11 écoles où le programme était offert, les classes étaient réparties en groupes expérimentaux et de comparaison. Les élèves des groupes de comparaison ne complétaient que les deux premiers questionnaires et cela avant de recevoir le programme. Les deux premiers questionnaires étaient remplis en classe, les deux autres étaient expédiés par la poste à domicile. La durée d’administration est d’environ 50 minutes. L’évaluation de l’efficacité est possible à partir de 2360 questionnaires en prétest et de 2340 questionnaires en posttest. Le premier suivi, trois mois après le programme et le second, onze mois après le programme, offrent des données à long terme.

Résultats : La recherche évaluative a démontré que les élèves qui ont assisté aux animations de PASSAJ ont, à court terme, de meilleures attitudes et connaissances face au harcèlement sexuel et face à la violence dans leurs relations amoureuses, que les répondants et répondantes qui n’ont pas suivi le programme. Autre succès, les jeunes qui ont suivi PASSAJ ont indiqué de façon significative se sentir moins limités dans leur possibilité d’intervenir devant des cas de violence.

Les résultats de l’évaluation démontrent que près d’un an après le programme, l’amélioration des attitudes et l’amélioration du sentiment de pouvoir agir sont maintenues. Par contre, les connaissances sont revenues à un niveau plus faible, mais toutefois supérieur, à celui qui a été mesuré avant le programme. Ce constat confirme l’importance de répéter les notions. Les feuillets distribués aux élèves après chaque rencontre constituent un bon rappel. Il serait probablement profitable, pour favoriser le maintien des connaissances à un niveau plus élevé, d’assurer dans un contexte scolaire, une révision par la présentation du contenu théorique à un examen.

Des résultats intéressants sont démontrés au niveau comportemental par la mesure de suivi près d’un an après le programme. Questionnés sur la période des six derniers mois, les garçons qui ont suivi le programme rapportaient avoir exercé significativement moins de comportements de harcèlement sexuel que les garçons des groupes de comparaison. Dans leur(s) relation(s) de couple des six derniers mois, les filles qui ont assisté au programme PASSAJ sont moins nombreuses, que celles du groupe de comparaison, à indiquer avoir subi ou commis de la violence sexuelle.

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